De la Vie de Maxime, le Capsocalyvite
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose la traduction française, par Jacques Touraille, d'un extrait de la Vie de Maxime le Capsocalyvite, texte philocalique grec relatant le dialogue spirituel entre saint Grégoire le Sinaïte et saint Maxime, figure hésychaste atypique du XIVe siècle. La traduction restitue un entretien dans lequel Maxime décrit l'origine mariale de sa prière du cœur et expose la doctrine de l'action du Saint-Esprit sur l'intelligence humaine. L'idée centrale est la distinction entre la grâce authentique et l'illusion démoniaque, critère de discernement fondamental dans la tradition hésychaste. Sur le plan théologique, le texte illustre la pneumatologie contemplative propre à l'hésychasme palamite, en articulant prière de Jésus, ravissement de l'intelligence et signes concrets de la grâce, tout en soulignant la dimension ecclésiologique et prophétique de l'expérience mystique chrétienne orientale.
Un jour que le divin Grégoire le Sinaïte rencontra saint Maxime et s'entretenait avec lui, il lui dit entre autres : « Ô mon père, je t'en prie, dis-moi. As-tu en toi la prière spirituelle ? » Celui-ci sourit et lui dit : « Je ne te cacherai pas, Père, le miracle que la Mère de Dieu a fait pour moi. J'ai toujours eu, depuis ma jeunesse, une grande confiance dans la Mère de Dieu. Je la priais en pleurant de me donner la grâce de la prière spirituelle. Un jour que j'étais allé, comme j'en avais l'habitude, dans l'église qui lui était consacrée, je la priai une fois de plus de tout mon cœur. …
La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts
