Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose une étude des aspects psychologiques du jeûne orthodoxe, élaborée à partir d'une thèse de doctorat en philosophie soutenue à l'Université Lyon III en 1981. L'approche est délibérément interdisciplinaire : l'auteur mobilise les concepts de la psychanalyse — oralité, désir, besoin, sevrage, narcissisme — pour éclairer la signification spirituelle et ascétique du jeûne dans la tradition orthodoxe. L'idée centrale est que le jeûne ne se réduit pas à une abstention alimentaire, mais constitue une ascèse du désir visant à convertir l'avidité orale — enracinée dans la condition humaine déchue — en capacité de communion authentique avec Dieu et avec autrui. L'apport de l'article est double : il articule la symbolique patristique du péché originel avec la dynamique psychanalytique du développement affectif, et il situe le jeûne ecclésial dans une perspective à la fois personnelle, liturgique et sociale, incluant une critique de la société de consommation contemporaine.
Cette étude se propose d'aborder le jeûne orthodoxe par une approche qui intègre les données de la psychologie contemporaine et, plus précisément, de la psychanalyse.
Elle se situe dans une optique que l'auteur a défendue et illustrée dans une thèse de doctorat d'Etat en philosophie soutenue devant l'Université Jean Moulin (Lyon III) en novembre 1981 sous le titre « Images parentales et attitudes religieuses ». Selon cette optique, le vécu de la foi reçoit un singulier éclairage, en ce qui concerne tant ses expressions les plus authentiques que ses toujours possibles déviations, de l'exploration des mécanismes psychologiques qui conditionnent sa genèse et son exercice dans notre condition incarnée, exploration que la psychanalyse a poussée jusqu'aux profondeurs les plus obscures de notre être.
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