Le concile de Constantinople de 879-880 (fin)
N° 117 · 1982
Cet article constitue la partie conclusive d'une étude historique et ecclésiologique consacrée au concile de Constantinople de 879-880, qui scella la réconciliation entre Rome et Constantinople après la querelle photienne. S'appuyant sur une analyse critique des Actes conciliaires et sur les travaux de Dvornik, Van Bunnen examine la conception byzantine de la primauté romaine telle qu'elle se manifeste dans les débats du concile. Il montre que Photius, contrairement à une tradition historiographique longtemps hostile, reconnaissait à Rome une position de *primus inter pares*, fondée sur un principe charismatique et fraternel plutôt que juridictionnel. L'apport principal de l'article est de démontrer que l'Orient du IX^e siècle n'opposait pas la primauté romaine à la collégialité, mais les articulait dans une ecclésiologie de communion, dont les ambiguïtés structurelles — notamment le système pentarchique — portaient néanmoins en germe les divisions ultérieures.
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