Le concile de Constantinople de 879-880 (fin)

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article constitue la partie conclusive d'une Ă©tude historique et ecclĂ©siologique consacrĂ©e au concile de Constantinople de 879-880, qui scella la rĂ©conciliation entre Rome et Constantinople aprĂšs la querelle photienne. S'appuyant sur une analyse critique des Actes conciliaires et sur les travaux de Dvornik, Van Bunnen examine la conception byzantine de la primautĂ© romaine telle qu'elle se manifeste dans les dĂ©bats du concile. Il montre que Photius, contrairement Ă  une tradition historiographique longtemps hostile, reconnaissait Ă  Rome une position de *primus inter pares*, fondĂ©e sur un principe charismatique et fraternel plutĂŽt que juridictionnel. L'apport principal de l'article est de dĂ©montrer que l'Orient du IX^e siĂšcle n'opposait pas la primautĂ© romaine Ă  la collĂ©gialitĂ©, mais les articulait dans une ecclĂ©siologie de communion, dont les ambiguĂŻtĂ©s structurelles — notamment le systĂšme pentarchique — portaient nĂ©anmoins en germe les divisions ultĂ©rieures.

Longtemps, Photius a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme un des adversaires les plus acharnĂ©s de la primautĂ© romaine. Un pareil jugement se fondait, d'une part sur le concile de 867, oĂč l'on pensait que Photius avait dĂ©niĂ© Ă  Rome toute primautĂ© pour la transfĂ©rer Ă  Constantinople, d'autre part et surtout sur un pamphlet intitulĂ© « Contre ceux qui disent que Rome est le premier siĂšge » , dont on lui attribuait gĂ©nĂ©reusement la paternitĂ©, et qui s'appuyait largement sur une vie lĂ©gendaire de l'ApĂŽtre AndrĂ© pour refuser Ă  Rome ses privilĂšges : en effet, nous dit cet Ă©crit, puisqu'AndrĂ© a Ă©tĂ© le premier que le Seigneur a invitĂ© Ă  le suivre, le siĂšge qu'il a fondĂ© Ă  Byzance est supĂ©rieur Ă  celui de Rome...

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · AccÚs immédiat à la bibliothÚque Contacts