Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Jacques Touraille prĂ©sente la tradition philocalique Ă l'occasion de la publication des deux premiers volumes de la traduction intĂ©grale en français de la grande Philocalie grecque de NicodĂšme l'Hagiorite, dont l'auteur est le maĂźtre d'Ćuvre. Issu d'une communication tĂ©lĂ©visĂ©e, le texte adopte une forme Ă la fois historique et mĂ©ditative. Il retrace l'origine du terme « philocalie », l'histoire de cette littĂ©rature monastique depuis les PĂšres du dĂ©sert jusqu'Ă sa diffusion en GrĂšce, dans les pays slaves et en Roumanie, et expose les fondements doctrinaux de la voie hĂ©sychaste : hĂ©sychia, nepsis, priĂšre du cĆur et contemplation de la lumiĂšre incréée. L'apport principal rĂ©side dans la mise en valeur de la pertinence contemporaine de cette tradition pour la France, en la distinguant rigoureusement des courants parallĂšles â psychanalyse, techniques orientales â tout en soulignant son enracinement irrĂ©ductible dans la rĂ©vĂ©lation Ă©vangĂ©lique.
Le mot «philocalie» â amour de la beautĂ© â a Ă©tĂ© forgĂ© par l'antiquitĂ© classique. Il fut sans doute un des mots-clĂ©s de la culture hellĂ©nique, qui mĂȘme si elle ne pensait pas que le monde ait Ă©tĂ© créé de rien par un Dieu personnel, avait du moins ceci de commun avec la rĂ©vĂ©lation biblique, qu'elle considĂ©rait que le monde Ă©tait la beautĂ© mĂȘme. Les Grecs avaient justement appelĂ© le monde «cosmos», qui signifie dans leur langue ordre et beautĂ©. La philocalie, l'amour de la beautĂ©, Ă la fois cosmique et morale, allait donc de soi, Ă©tait l'Ă©vidence mĂȘme pour ces hommes â les anciens Grecs â dont nous savons qu'ils ont trĂšs largement contribuĂ© Ă fonder notre civilisation. âŠ
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