Lossky, le militant

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Jean Meyendorff est consacrĂ© Ă  la figure et Ă  l'Ɠuvre de Vladimir Lossky, thĂ©ologien orthodoxe de l'Ă©migration russe en France, mort en 1958. Relevant Ă  la fois de l'essai thĂ©ologique et du portrait intellectuel, le texte retrace la trajectoire de Lossky comme dĂ©fenseur de l'identitĂ© orthodoxe face Ă  l'Occident chrĂ©tien, notamment dans le contexte du renouveau patristique catholique de l'aprĂšs-guerre. L'idĂ©e centrale est que Lossky, par son *Essai sur la thĂ©ologie mystique de l'Eglise d'Orient* et ses publications posthumes, a imposĂ© l'Orthodoxie comme interlocutrice thĂ©ologique sĂ©rieuse, irrĂ©ductible Ă  l'exotisme ou au schisme. Meyendorff souligne l'apport durable de cette Ɠuvre : malgrĂ© certaines schĂ©matisations polĂ©miques, Lossky a formulĂ© avec rigueur la tradition patristique orientale et ouvert un dialogue en profondeur avec la pensĂ©e chrĂ©tienne occidentale, y compris latine mĂ©diĂ©vale.

« Je marcherai devant le Seigneur au pays des vivants », Ps. 116, 9L'expĂ©rience ecclĂ©siale de l'Orthodoxie n'admet pas de sĂ©paration entre, d'une part, une Eglise « triomphante » et cĂ©leste, et, d'autre part, l'Eglise « militante » et visible, dont nous, les vivants, ferions encore partie. Sur la patĂšne, au moment de la proscomidie, les parcelles des vivants ne sont pas vraiment distinctes de celles des morts : les unes et les autre s'unissent dans la communion au Corps et au Sang du Verbe IncarnĂ© dans la Coupe eucharistique. Une mosaĂŻque cĂ©lĂšbre Ă  l'entrĂ©e de l'Ă©glise de Chora (Kariye Djami) Ă  Constantinople, reprĂ©sente le Christ comme « pays des vivants » (chĂŽra tĂŽn zĂŽntĂŽn) parce qu'en Lui est le vrai sĂ©jour offert Ă  tous ses disciples, qui reçoivent la Vie Ă©ternelle. 


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