La MĂ©ditation d’un « moine de l’Eglise d’Orient » et l’Ă©tude de MĂ©litina Fabre sur la pĂ©nitence convergent dans une redĂ©couverte de la « mĂ©tanoĂŻa » Ă©vangĂ©lique : ouverture du cĆur au Vivant qui aime chacun d’un amour infini, incomparable, et qui, sur la croix, triomphe du dĂ©sespoir pour nous introduire Ă la plĂ©nitude eucharistique de l’Eglise. Contre l’individualisme moralisateur, MĂ©litina Fabre dĂ©veloppe une pensĂ©e liturgique riche de promesses, tandis que le « moine » souligne l’absolu de l’existence personnelle que suscite le « Ă toi » de Dieu. Les poĂšmes de P.B. Paschos trouvent leur accent inimitable dans une oscillation discrĂšte, parfois dĂ©chirĂ©e, entre angoisse et cĂ©lĂ©bration, â une Ă©criture qui est Ă la fois mort aux jeux du langage et victoire sur la mort, signe pascal. La confĂ©rence du PĂšre Cyrille Argenti, Que peut apporter l’Eglise orthodoxe Ă la France du 20á” siĂšcle ? montre, au-delĂ d’une stylisation pĂ©dagogique, comment la grande tradition de l’Eglise indivise pourrait surmonter les dilemmes de la conscience occidentale. Mais il y faut le tĂ©moignage de la vie, et d’une vie ecclĂ©siale qui surmonte nos divisions. La chronique sur La Jeunesse orthodoxe en France montre comment un effort est entrepris pour servir la vie au moment oĂč l’Orthodoxie, en France, connaĂźt une difficile transformation. Enfin une lettre du PĂšre Jean Meyendorff apporte d’importantes prĂ©cisions sur la situation de l’Orthodoxie en AmĂ©rique. Nous publierons ultĂ©rieurement d’autres documents sur ce problĂšme.
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