De la création en théologie
Essai sur une hypothèse de Karl Rahner
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose une réflexion philosophique sur la notion de « création en théologie », entendue comme capacité de l'intelligence humaine à produire un langage théologique nouveau tout en demeurant fidèle à la Révélation. L'auteur, philosophe catholique préparant une thèse sous la direction de Vladimir Jankélévitch, adopte une démarche spéculative rigoureuse pour examiner la tension entre fidélité au kérygme et innovation dogmatique. S'appuyant principalement sur Karl Rahner — notamment le concept d'« existential surnaturel » — et sur Vladimir Lossky, il confronte les théologies catholique et orthodoxe autour des notions de grâce créée, de surnaturel et de déification. L'article montre que la distinction rahnerienne entre causalité efficiente et causalité quasi-formelle permet à la théologie catholique de rejoindre les exigences orthodoxes sur le primat de l'incréé, tout en justifiant philosophiquement l'existence d'un surnaturel créé comme condition de possibilité d'une véritable « fidélité créatrice » en théologie.
L'auteur des lignes qui suivent prépare une thèse de doctorat sur le pardon avec Monsieur Vladimir Jankélévitch. Il appartient à l'Eglise catholique. Son propos n'est ni celui d'un théologien ni celui d'un « philosophe catholique » mais celui d'un philosophe qui met au service de l'Eglise — l'Eglise qui ne cesse d'exister visiblement comme sobornost de tous les baptisés et de toutes leurs églises — une réflexion purement philosophique sur la question de Dieu qui hante l'homme et sur la question de l'homme que Dieu habite.
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