La question de l'iconostase

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Léonide Ouspensky examine la question de l'iconostase dans l'Église orthodoxe, en réponse aux critiques contemporaines qui y voient un obstacle à la participation des fidèles à la liturgie eucharistique. L'étude retrace l'histoire de la barrière d'autel depuis les premiers siècles chrétiens jusqu'à l'iconostase classique russe des XVe et XVIe siècles, en montrant que son développement n'est pas accidentel mais procède d'une logique théologique cohérente. L'idée principale est que l'iconostase ne sépare pas le clergé des fidèles, mais manifeste visuellement l'interpénétration du temporel et de l'éternel, révélant le sens de la liturgie par un programme iconographique structuré autour de l'image du Christ. L'apport de l'article est de démontrer que la suppression de l'iconostase repose sur une incompréhension de sa fonction, et que sa plénitude iconographique constitue une condition de la participation liturgique authentique, complémentaire à la récitation à voix haute des prières eucharistiques.

L'iconostase est un des éléments les plus importants d'une église orthodoxe. Elle fait tellement corps avec l'intérieur de celle-ci que la notion même d'un lieu de culte orthodoxe se confond pour certains avec celle d'iconostase. En effet, jusqu'à ces derniers temps, il n'y avait pas d'églises orthodoxes sans iconostase. Elles apparaissent maintenant, avec la renaissance de l'Orthodoxie en Occident ou, plus exactement, avec l'apparition de l'Orthodoxie de rite occidental. A la place de l'iconostase le sanctuaire y est séparé de la nef par une barrière basse, semblable à celles des églises des premiers siècles, ou bien par une table de communion comme celle des églises catholiques-romaines d'aujourd'hui. Une telle forme semble plus acceptable pour les orthodoxes de rite occidental; l'iconostase dans sa forme actuelle, développée dans le cadre de ce qu'on appelle le rite « oriental » …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts