Témoigner dans une société sécularisée

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Olivier Clément, enseignant à l'Institut de théologie Saint-Serge de Paris, aborde la question de la présence chrétienne dans les sociétés occidentales contemporaines, caractérisées non plus par une sécularisation en cours mais par un état de sécularisation accomplie. Procédant par une analyse historique, sociologique et théologique, l'auteur examine les origines bibliques et rationnelles de la sécularisation, ses effets bénéfiques et ses dérives, notamment le retour ambigu du religieux sous forme de gnoses et de sectes. Il propose un modèle de « partenariat prophétique » par lequel les Églises, renonçant à toute domination, témoignent dans la société par la promotion du gratuit, l'engagement éthique et une visibilité symbolique discrète. L'apport théologique de l'article réside dans la mobilisation de la notion de divino-humanité, héritée des philosophes religieux russes, pour articuler foi orthodoxe, culture moderne et vocation eschatologique de l'Église.

La notion de «sécularisation» correspond davantage à la réalité dans les sociétés où ce processus est en cours, comme la société grecque. Dans la plupart des sociétés occidentales, par contre, et notamment en France — c'est à partir de l'expérience française que le parlerai surtout —, le problème semble dépassé car la société ni la culture ne se définissent plus par rapport au religieux, contre la religion localement dominante. Il vaudrait mieux parler alors de société déjà sécularisée et en quête d'elle-même.

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