Dans la paix d'Aubazine. In memoriam Germaine Revault d'Allonnes
C'est dans la lumière de septembre 1987 que j'ai revu pour la dernière fois, sous le grand tilleul de l'hôtel Saint-Etienne d'Aubazine, la silhouette frêle et le regard bienveillant de Germaine Revault d'Allonnes. Depuis presque deux décennies, nos chemins s'étaient croisés chez les moniales melkites qui s'étaient implantées en ce cœur mystique du Bas-Limousin. C'étaient elles qui m'avaient ouvert, dans leur douce chapelle de l'abbaye, près du vieux moulin et de sa minuscule cascade, les trésors du rit byzantin. L'ermitage de P. Placide, qui s'était peu à peu fondé sur une proche colline, dans le parfum embaumé des pins, avait resserré nos liens. Nous nous apercevions aux offices et une amitié profonde s'était tissée au fil des ans et au rythme des étés. …
