L'itineraire de Nikos Karouzos


Nauplie pleure aujourd'hui un de ses fils, Nikos Karouzos (1926-1990). On n'a pas encore pris conscience de l'importance de cette perte.

C'est que Karouzos Ă©tait un homme simple qui fuyait la foule. MĂȘme dans sa propre ville il avait l'air Ă©tranger. Bien sĂ»r, nul n'est prophĂšte en son pays. Comme souvent, ce sont les Ă©trangers qui nous montrent oĂč sont nos trĂ©sors.

J'ai fait figurer nombre de poĂšmes de Karouzos dans mon Anthologie de Nauplie parue en 1969. On y trouve un long extrait du poĂšme plein de profondeur, « Les orangers d'Asini » — contrepoint existentiel au « Roi d'Asini » de Georges SĂ©fĂ©ris. Y figure aussi le beau poĂšme « Nauplie, ville mortelle », plein de souvenirs de sa captivitĂ© pendant la RĂ©sistance.

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