Poèmes de décembre

Cristina Crâsmariu Crâciunescu (1956-1994)
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article présente une sélection de poèmes de Cristina Crâsmariu Crâciunescu (1956-1994), poétesse roumaine et femme de prêtre, morte à trente-huit ans, traduits du roumain par Anca Vasiliu. L'article prend la forme d'une traduction poétique accompagnée d'une brève présentation biographique. Les poèmes, organisés autour de titres à forte résonance théologique — « Hésychasme », « Théophanie », « Anastasie », « Prière » —, témoignent d'une spiritualité intérieure intense, marquée par la quête du silence, de la lumière divine et de l'union à Dieu. L'apport de cet ensemble réside dans la mise en lumière d'une voix poétique orthodoxe roumaine méconnue, dont l'écriture dépouillée et non programmatique rejoint, par sa forme même, les catégories de la théologie mystique orientale, notamment l'hésychasme, sans jamais les théoriser explicitement.

enfouie habite en moi une promesse de vol et le moindre flottement de la pensée me rappelle à jamais que répandue je me rassemblerai d'aujourd'hui et d'hier dans le vol de demain promis par Celui qui était alors...

Qui pareil au Très Haut, glissant dans mon cœur les mots, peut appeler à la vie Transformant en flamme qui chante toute larme, qui peut m'amener jusqu'à moi-même descendant avec moi la pente des ombrageux sentiers des grands gouffres que je n'osais pas traverser Qui remplit de grâce ma vue, m'accomplissant qui m'appelle dans les moments d'angoisse prononçant mon nom véritable, qui compte mettant en balance les nuits, les jours ... oh, qui pareil au Très Haut peut m'aimer en me corrigeant !

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