L'aventure des premiers chrétiens

La christologie aux Ier et IIe siècles
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Alain Moufarège, laïc libanais, propose une étude historique et théologique des premières élaborations christologiques dans la littérature chrétienne des deux premiers siècles. L'auteur examine successivement les Odes de Salomon, les lettres d'Ignace d'Antioche, le Pasteur d'Hermas et l'œuvre d'Irénée de Lyon, en analysant la manière dont chacun de ces témoins a tenté de verbaliser le mystère de l'incarnation. L'idée centrale est que les premiers chrétiens, proches de l'événement fondateur, ont abordé la personne du Christ avec une réserve prudente, alliant intuition poétique, confession de foi et réfutation des hérésies. L'apport de l'article est de montrer que cette christologie naissante, encore hésitante et parfois contradictoire, témoigne d'une tension féconde entre la nécessité de dire et le respect du mystère, tension qui préfigure les grandes définitions conciliaires ultérieures.

Mat. 24/26-27 : Si donc on vous dit : « le voici au désert », n'y allez pas ; « le voici dans les retraites », n'en croyez rien. Comme l'éclair, en effet, part du levant et brille jusqu'au couchant, ainsi en sera-t-il de l'avènement du Fils de l'homme.

Mat. 27/51-54 : Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent, les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent : ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens. Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu ».

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