Un grand liturge orthodoxe : Maxime Kovalevsky

Quelques souvenirs
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article constitue un tĂ©moignage personnel de Jean Liamine sur Maxime Kovalevsky (1903-1988), figure majeure de la liturgie orthodoxe russe en France. L'auteur, fils du compositeur Ivan Liamine, livre ses souvenirs d'enfance des annĂ©es 1942-1944, Ă©poque oĂč il frĂ©quentait avec son pĂšre la paroisse orthodoxe russe de la Montagne Sainte-GeneviĂšve Ă  Paris. Il y dĂ©crit Kovalevsky comme le centre d'un cercle intellectuel et spirituel remarquable, rĂ©unissant notamment AndrĂ© Bloom, Vladimir Lossky et LĂ©onid Ouspensky. L'article met en lumiĂšre la double identitĂ© de Kovalevsky, profondĂ©ment russe et ouvert Ă  l'Occident, ainsi que sa conception du chant liturgique comme tradition vivante et enseignement thĂ©ologique incarnĂ©. Son apport rĂ©side dans la documentation d'une pĂ©riode fondatrice pour la liturgie orthodoxe francophone, dont l'influence s'est Ă©tendue jusqu'aux milieux catholiques contemporains.

Je voudrais vous faire part des quelques souvenirs que je garde de Maxime E. Kovalevsky dans les annĂ©es 42-44 — ce sont mes souvenirs d'enfance, car j'avais Ă  peine 10 ans en ces temps fabuleux oĂč Paris Ă©tait occupĂ© ; j'accompagnais trĂšs assidĂ»ment mon pĂšre aux offices de la Paroisse orthodoxe russe « Notre Dame des AffligĂ©s », plus connue alors sous le nom d'« Eglise de la Montagne Sainte-GeneviĂšve » — nous l'appelions encore, entre nous les « catacombes », car on y entrait par un long couloir sombre et humide au bout duquel aprĂšs avoir poussĂ© une lourde porte en bois donnant sur un minuscule vestibule oĂč se vendaient les cierges, l'on pĂ©nĂ©trait enfin dans la petite chapelle. 


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