Le fondamentalisme et les grandes religions
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine le phénomène du fondamentalisme religieux contemporain à la lumière des grandes traditions spirituelles mondiales. Rédigé sous forme de communication prononcée à l'occasion du dixième anniversaire de la rencontre d'Assise, le texte de Mgr Gabriel Saliby, représentant du Patriarche d'Antioche en Europe occidentale, propose une analyse socio-théologique du fondamentalisme. L'auteur soutient que ce phénomène résulte principalement du choc brutal de la modernité occidentale sur les civilisations traditionnelles, engendrant déracinement, angoisse identitaire et repli idéologique. Sa thèse centrale est que le fondamentalisme constitue paradoxalement une forme sécularisée de la religion, reproduisant les mécanismes totalitaires qu'il prétend combattre. En réponse, l'article propose de distinguer fondamentalisme et spiritualité authentique, de promouvoir la justice économique mondiale et de puiser dans le noyau mystique de chaque tradition religieuse pour fonder un dialogue interreligieux dépassant à la fois fondamentalisme et syncrétisme.
Le XXᵉ siècle a connu, avec les régimes totalitaires, les formes extrêmes d'un fondamentalisme athée. Le nazisme vénérait « la terre et le sang », le stalinisme la puissance prométhéenne de la technique, tous deux voyaient le sens s'incarner dans l'histoire, l'histoire dans un parti unique aux rites quasi-religieux, le parti unique dans un homme considéré comme un dieu. Tous deux persécutaient les religions traditionnelles : pour reprendre une expression de Dostoïevski, c'était vraiment l'assaut de la « bestialo-humanité » contre l'homme image de Dieu.
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