Pour un témoignage chrétien renouvelé

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Elisabeth Behr-Sigel, issu d'une conférence théologique, s'interroge sur les conditions d'un témoignage chrétien renouvelé à l'aube du IIIe millénaire. Prenant appui sur la pensée du père Alexandre Men, dont la formule « le christianisme ne fait que commencer » sert de fil directeur, l'auteure développe une réflexion de type méditation théologique engagée. L'idée centrale est que la fidélité à la Tradition vivante n'implique pas un fixisme, mais une avancée dynamique dans l'Esprit Saint, selon la tension paulinienne entre le « déjà » et le « pas encore ». L'apport de l'article est double : il mobilise la théologie néo-patristique — notamment Meyendorff — pour distinguer Tradition vivante et traditionalisme figé, et il identifie des chantiers concrets (bioéthique, place des femmes, relations Église-État, dialogue œcuménique) où une pensée orthodoxe renouvelée s'avère nécessaire et possible.

« Le Christ appelle les hommes à réaliser l'idéal divin. Il n'y a que des hommes bornés pour imaginer que le christianisme est achevé, qu'il s'est complètement constitué au IVᵉ siècle, selon les uns, au XIIIᵉ siècle ou à un autre moment, selon les autres. En réalité, le christianisme n'a fait que ses premiers pas, des pas timides dans l'histoire de l'humanité. Bien des paroles du Christ nous demeurent encore incompréhensibles. En effet, alors que la flèche de l'Évangile a pour cible l'éternité, nous sommes encore des néandertaliens – des primitifs – de l'esprit et de la morale. L'histoire du christianisme ne fait que commencer. Tout ce qui a été fait dans le passé, tout ce que nous appelons maintenant l'histoire du christianisme, n'est que la somme des tentatives, les unes malhabiles, d'autres manquées pour le réaliser. »

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts