Paroles sur la tombe du père Lev Gillet

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article reproduit l'allocution prononcée par le père Serge Hackel lors des funérailles du père Lev Gillet, le 18 mars 2000. Il s'agit d'un témoignage personnel et commémoratif, traduit de l'anglais, qui retrace les traits spirituels essentiels de cette figure marquante de l'orthodoxie du XXe siècle. L'idée centrale est celle du silence comme don spirituel caractéristique du père Lev Gillet : un silence intérieur nourri par la prière de Jésus, transmis à travers ses écrits et sa présence, et partagé au-delà des frontières confessionnelles, notamment avec les Quakers. L'apport de ce texte réside dans l'éclairage qu'il offre sur la dimension œcuménique et interreligieuse de l'œuvre du père Lev Gillet, figure discrète mais influente, dont l'héritage spirituel et littéraire continue d'interpeller croyants de diverses traditions.

(18 mars 2000)

En dépit du vacarme qui se fait entendre autour de nous et au-dessus de nos têtes – trains, avions, voitures bruyantes à deux pas d'ici – nous sommes venus célébrer la mémoire d'un homme pour qui le silence était un bien considérable et un grand don.

Il était son bien propre grâce à son esprit de prière, grâce à sa dévotion à la prière de Jésus, grâce à sa concentration sur l'essentiel. Et il savait également partager ce don du silence. Ce silence-là passait à travers ses écrits, à travers ses interventions, à travers sa présence elle-même.

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