Le mystère du mariage dans l'Église d'Orient

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Horia Roscanu, membre de l'Église gréco-catholique au Canada, propose une réflexion théologique sur le mariage dans la tradition chrétienne orientale. Adoptant une approche méditative et catéchétique, l'auteur expose la vision orthodoxe et byzantine du mariage comme vocation religieuse à part entière, parallèle et complémentaire au monachisme. L'idée centrale est que le mariage constitue un sacrement de communion trinitaire, sanctifiant la vie charnelle plutôt que de la tolérer. L'article examine successivement la liturgie byzantine du mariage, l'iconographie du couple Joachim et Anne, la théologie d'Evdokimov sur le monachisme intériorisé, ainsi que les positions orientales sur la contraception et le divorce. Son apport réside dans la mise en valeur d'une anthropologie chrétienne orientale qui récuse tout dualisme corps-esprit, offrant ainsi des ressources théologiques pour aborder la sexualité, y compris auprès des adolescents, sans recourir à une morale purement prohibitive.

L'Orient chrétien voit dans le mariage et le monachisme les deux voies privilégiées pour suivre le Christ, vocations toutes deux religieuses et de service. « Vu la fragilité du cœur humain, si celui-ci n'est pas donné soit à Dieu, soit à l'autre dans un projet matrimonial précis et exigeant, il risque de se replier sur lui-même dans l'auto-idolâtrie et l'auto-satisfaction. » (Lucien Coutu, « La vie religieuse en Orient chrétien », Reflets 165, p. 23.) Le regard neuf que pose l'Église d'Orient sur l'amour humain peut être une source de libération pour les personnes qui se sentent engagées dans une impasse.

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