En chemin vers la conciliarité
La belle idée d'une relation symphonique entre l'Église et l'État s'est avérée un rêve utopique. Les deux protagonistes ont ignoré les paroles de Jésus « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César », formule de séparation, en fait, plutôt que de fusion des pouvoirs. La doctrine n'a relativement fonctionné que dans des cas de gouvernement étatique très faible, par exemple au début de la Russie de Kiev, quand le prince régnant ne pouvait rivaliser en prestige et en autorité avec les archevêques métropolitains qui représentaient les illustres empereurs et patriarches byzantins.
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