Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Vladimir Khoulap examine la question de la réforme du calendrier liturgique dans l'Église orthodoxe russe, qui maintient le calendrier julien en décalage de treize jours avec le calendrier grégorien. À travers une étude historique et pastorale, l'auteur retrace les tentatives de réforme depuis 1830 jusqu'aux débats contemporains, en analysant les décisions du Concile de 1917-1918, le décret du patriarche Tikhon en 1923 et la Consultation de Moscou de 1948. L'article identifie cinq enjeux pastoraux majeurs : le risque de schisme, l'absence de culture du dialogue, les lacunes dans la formation théologique du clergé, les tensions liées au bi-calendarisme et le problème structurel de 2100. L'auteur conclut qu'une réforme précipitée serait contre-productive et plaide pour une approche conciliaire, panorthodoxe et pédagogique, fondée sur une compréhension vivante de la tradition liturgique.
Pourquoi l'Église orthodoxe russe emploie-t-elle toujours le calendrier julien ? C'est une question que nous entendons chaque année en Russie, dans les média à l'approche du nouvel an, lorsque les journalistes parlent traditionnellement de la Noël « catholique » du 25 décembre et de la Noël « orthodoxe » du 7 janvier. Il y a quelques années, une femme russe vivant en Allemagne me disait : « Le calendrier n'est pas simplement une question concernant mon identité orthodoxe. Comment expliquer à mon fils pourquoi d'autres enfants orthodoxes dans sa classe (par exemple des Grecs, des Bulgares ou des Roumains) célèbrent Noël également le 25 décembre, tandis que nous devons encore attendre deux semaines ? ». L'Église orthodoxe russe est-elle rétrograde au point qu'elle n'a pas encore pu résoudre la question du calendrier ? …