La question de la « diaspora » au Concile panorthodoxe
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Antoine Arjakovsky examine la question de la « diaspora orthodoxe » inscrite à l'agenda du Concile panorthodoxe depuis 1976. Relevant d'une étude historique et ecclésiologique, il retrace l'évolution du processus préconciliaire à travers les conférences de 1990, 1993 et 2009, en montrant comment les décisions successives ont progressivement vidé les assemblées épiscopales de leur substance synodale. L'auteur identifie trois causes majeures d'échec : une opposition ecclésiologique entre modèles pastoral et eucharistique de l'Église, l'inadéquation sociologique et théologique du concept même de « diaspora », et une méthode de consultation excluant les Églises locales d'Occident. Il soutient que l'ecclésiologie orthodoxe authentique est simultanément baptismale, eucharistique et pastorale, et non réductible à une logique territoriale ou ethnique. L'apport de l'article réside dans des propositions concrètes : intégrer les Églises en formation à la préparation conciliaire, abandonner le terme de « diaspora » et reconnaître formellement les Églises locales constituées hors des territoires canoniques historiques.
Pour commencer j'aimerais me féliciter de la coopération qui s'est engagée entre l'Institut Saint-Serge, la faculté de théologie de l'Université catholique de Leuven, la revue Contacts et le Collège des Bernardins. L'amitié qui nous lie Peter de Mey, Michel Stavrou et moi-même, mais aussi la confiance que nous ont témoignés le métropolite Emmanuel de France, Mgr Gabriel de Comanes, Mgr Jérôme Beau, enfin le soutien par des donateurs et des personnalités de différents horizons donne à cette conférence une dimension œcuménique qui me réjouit beaucoup.
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