Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine le Saint et Grand Concile de l'Église orthodoxe, tenu en 2016, sous l'angle d'une analyse théologique et ecclésiologique critique. L'auteur adopte une approche évaluative, combinant réflexion historique et examen doctrinal. Il soutient que le processus de convocation et d'organisation du Concile présente une structure pyramidale sans précédent dans la tradition synodale orthodoxe, ce qui a compromis sa représentativité et, par conséquent, sa capacité à exprimer pleinement l'unité de l'Église orthodoxe dans son ensemble. L'article procède ensuite à une analyse méthodique des documents adoptés par le Concile, en identifiant leurs apports positifs ainsi que leurs insuffisances théologiques et ecclésiologiques. Sur le plan de l'apport scientifique, cette étude contribue au débat en cours sur la réception du Concile et sur les critères canoniques et théologiques qui définissent l'autorité et la légitimité d'une assemblée conciliaire dans l'orthodoxie contemporaine.
Il existe plusieurs objections à la manière dont le Saint et Grand Concile a été organisé. Malgré la prépondérance de l'écclésiologie eucharistique dans la vision ecclésiologique orthodoxe moderne, le Concile n'a pas été capable, en pratique, de la prendre suffisamment en considération. Le clergé et les laïcs n'ont, la plupart du temps, pas du tout été impliqués dans la préparation. D'une certaine manière, cela a discrédité la conciliarité du Concile, et ce dès son lancement. Dans la mesure où le clergé et les laïcs n'ont pas été consultés, l'impression dominante est que les évêques ont siégé au Concile en tant qu'« individus » plutôt qu'en qualité de pasteurs et de « représentants » de leurs communautés eucharistiques.
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