Sur le Concile de Crète

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine le Concile panorthodoxe de Crète (2016) et les circonstances qui ont conduit quatre Églises autocéphales à ne pas y participer. André Shishkov, théologien et essayiste rattaché au patriarcat de Moscou, propose une analyse des dynamiques ecclésiologiques et institutionnelles à l'œuvre au sein de l'orthodoxie contemporaine. L'auteur s'interroge sur les tensions structurelles qui fragilisent la conciliarité orthodoxe et met en cause l'adéquation des institutions panorthodoxes actuelles à incarner une véritable unité synodale. L'apport principal de l'article réside dans l'identification des facteurs ecclésiaux, politiques et identitaires qui expliquent les fractures observées lors de ce concile historique, offrant ainsi des clés de lecture pour comprendre l'état présent de la gouvernance orthodoxe et les défis que celle-ci devra surmonter pour parvenir à une conciliarité effective à l'échelle mondiale.

Durant la deuxième décennie du mois de juin 2016, à l'Académie théologique de Crète, s'est réuni un Concile auquel ont pris part des délégations de dix Églises autocéphales. Initialement, ce Concile se proposait d'être panorthodoxe, c'est-à-dire réunissant les quatorze Églises autocéphales reconnues par tous. Cependant, à quelques semaines seulement de son ouverture, des Églises ont annoncé leur refus d'y participer aux dates précédemment indiquées et ont demandé son report à une date ultérieure. Le 1er juin, c'est le patriarcat de Bulgarie qui a fait cette proposition ; le 6 juin, le patriarcat d'Antioche, le 9 juin le patriarcat de Serbie, le 10, le patriarcat de Géorgie et le 13 juin le patriarcat de Moscou. En outre, l'Église serbe a, le 15 juin, changé sa position et a finalement pris part au Concile.

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts