Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine le Saint et Grand Concile orthodoxe de Crète (2016), son contenu doctrinal et les conditions de sa réception au sein de l'Orthodoxie mondiale. Dimitar Arnaudov propose une étude analytique des textes conciliaires, mettant en évidence la cohérence ecclésiologique qui les traverse et en constitue le fil directeur. L'idée principale est que la dimension ecclésiologique, bien que rarement explicitée comme telle, structure l'ensemble des documents adoptés par le Concile. Sur le plan historique et théologique, l'article apporte un éclairage particulier sur la décision de l'Église orthodoxe bulgare de ne pas participer à ce Concile, en analysant les motifs et les implications de cette absence pour la réception conciliaire. La perspective d'un théologien laïc bulgare confère à cette contribution un point de vue engagé et situé sur un événement majeur de l'histoire orthodoxe contemporaine.
Je voudrais commencer par dire que cet exposé n'engage nul autre que moi ni aucune institution, notamment l'Église orthodoxe de Bulgarie dont je suis membre. Dans ce texte, je vais essayer de faire partager ma propre vision du Saint et Grand Concile. Lors d'une conversation personnelle que j'ai eue en 2007 avec Mgr Kallistos Ware, je me souviens de ce qu'il avait alors affirmé : « Si l'écclésiologie était l'épicentre de la théologie orthodoxe au XXe siècle, au XXIe siècle, au lieu de l'écclésiologie, la théologie orthodoxe mettra l'accent sur l'anthropologie ». Cela peut être vrai, mais l'écclésiologie n'en reste pas moins toujours très actuelle et, à mon avis, encore au centre de la théologie orthodoxe, ceci du fait que l'identité de l'Église se manifeste dans chaque action de l'Église dans le monde.
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