Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Serge Model examine la période intermédiaire de la vie de l'archimandrite Sophrony (Sakharov), canonisé en 2019, comprise entre son départ du Mont Athos (1947) et la fondation de son monastère en Essex (1959). S'appuyant sur des archives inédites et une documentation variée, l'étude retrace les étapes parisiennes de cette décennie : les tensions ecclésiologiques liées à la juridiction du Patriarcat de Moscou, la publication de l'ouvrage fondateur sur le starets Silouane, l'activité théologique et éditoriale du père Sophrony, ainsi que la formation progressive d'une communauté monastique à Sainte-Geneviève-des-Bois. L'article met en lumière la fécondité théologique de cette période souvent négligée, durant laquelle le père Sophrony élabore une synthèse originale entre expérience ascétique personnelle, tradition patristique byzantine et milieu intellectuel de l'émigration russe, posant ainsi les fondements de son enseignement spirituel et de son œuvre monastique ultérieure.
Dans le parcours de l'archimandrite Sophrony (Sakharov) désormais canonisé, la période athonite (1925-1947) semble relativement connue : sa vocation monastique, sa rencontre avec saint Silouane et son ordination diaconale, sa vie d'ermite, son ordination sacerdotale et sa désignation comme confesseur auprès de plusieurs monastères. La période britannique de la vie du starets (1959-1993) est encore mieux documentée, avec la fondation du monastère Saint-Jean-Baptiste, la publication d'ouvrages théologiques et la guidance spirituelle d'innombrables personnes de toutes origines, états et confessions. La période intermédiaire – que l'on peut aussi qualifier de « deuxième période parisienne » après celle de 1922-1925 – paraît, en revanche, moins explorée, alors qu'on y voit saint Sophrony publier son livre majeur sur son maître, être reconnu comme théologien et père spirituel et jeter les bases de sa communauté monastique.
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