Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la pensée de Jean Meyendorff concernant la spécificité de la théologie byzantine face au platonisme. L'étude analyse comment ce théologien orthodoxe, dans un contexte œcuménique, a défendu la doctrine palamite contre les conceptions dualistes héritées de l'anthropologie grecque païenne. L'auteur expose la tension fondamentale entre une vision platonisante qui refuse la participation du corps à la vie spirituelle et la position byzantine affirmant la possibilité d'une connaissance réelle de Dieu dès la vie présente. L'article met en lumière le rôle central de l'Incarnation dans cette controverse : en assumant la chair, le Verbe divin devient source de vie pour l'humanité et le cosmos, rendant possible la sanctification corporelle. Cette réflexion éclaire la notion du cœur comme lieu d'accueil de la présence divine au sein même de la matérialité humaine.
Au cours du semestre d'hiver 1899-1900, le célèbre théologien protestant Adolf Harnack (1851-1930) prononce seize conférences, qui seront compilées dans un livre fameux : L'essence du christianisme. Dans cet ouvrage, le théologien allemand se livre à une critique en règle de la dogmatique traditionnelle, héritée des Pères de l'Église. Il critique en particulier l'hellénisme chrétien, c'est-à-dire la formulation conceptuelle de la foi chrétienne à partir des catégories de la pensée grecque, dans le cadre historico-politique de l'empire romain d'Orient. Il perçoit en effet cette véritable « byzantinisation » du christianisme comme une grave défiguration de l'Évangile. L'impact de L'essence du christianisme fut immense, et celui-ci peut encore aujourd'hui être considéré comme un véritable manifeste de l'historiographie protestante libérale.
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