La Jeunesse Orthodoxe en France et ses problèmes


Il y a chez les littérateurs un certain penchant à présenter l'intellectuel russe comme un être qui a un sens aigu du péché et qui est toujours prêt à s'agenouiller sur la place publique et à s'écrier: « C'est moi le coupable! » En fait, lorsqu'on considère notre émigration, on constate une tendance généralisée non à l'autocritique mais bien au contraire à l'autosatisfaction béate. Comme ce phénomène se retrouve, par un curieux processus d'osmose, chez les orthodoxes occidentaux, notre Eglise s'endort doucement d'un sommeil qui dans quelques années ressemblera étrangement à la mort, s'endort en se répétant dans un ronron lénifiant les paroles de Zadig: « Que son mérite est extrême! que de grâces, que de grandeur! ah, combien Monseigneur doit être content de lui-même! » Monseigneur dort, ne faisons pas de bruit. …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts