Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Rédigé en 1966, ce document est un mémoire adressé par l'archiprêtre Vsevolode Spiller au métropolite Nicodème de Léningrad, traduit et légèrement condensé par Nicolas Lossky. Il s'agit d'un témoignage de première main sur la situation interne de l'Église orthodoxe russe sous régime soviétique. Le texte analyse deux questions majeures : la formation canonique du jeune épiscopat, issu d'un milieu athée et porteur d'une conception moniste du droit excluant toute législation ecclésiastique autonome, et les conséquences des décisions synodales et conciliaires de 1961 sur la structure paroissiale. Spiller montre que ces décisions, en marginalisant canoniquement le recteur au profit d'un organe exécutif laïc, ont fragilisé la vie paroissiale. Il soutient néanmoins que le concile de 1961 a préservé une continuité canonique minimale et ouvert la voie à une révision nécessaire, fondée sur le principe de conciliarité.
Le document qui suit nous paraît constituer une pièce de valeur dans le dossier, qui ne cesse de grossir, concernant la situation dans l'Eglise russe. Il est remarquable par sa lucidité et sa modération. Il apporte un éclairage nouveau sur le contexte des événements, qu'il s'agisse des jeunes évêques, du problème de la conscience canonique dans une société qui se veut « totale » ou plutôt dans les hommes qu'elle a formés, ou du concile de 1961 — dont on notera qu'il a représenté, malgré tout, une ébauche d'affirmation ecclésiale, empêchant que l'avenir ne soit entièrement hypothéqué et ouvrant, sans déchirement majeur, la possibilité d'une révision nécessaire.
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