Jacques Touraille, en un bref poème, reprend le déchiffrement de l’existence comme liturgie. Le métropolite Maxime de Sardes, membre du Saint Synode du Patriarcat de Constantinople, étudie les rapports de l’épiscopat et des diverses primautés dans la tradition orthodoxe; le problème est pris à partir d’une ecclésiologie de communion de type eucharistique; mais peut-être le sens proprement spirituel de la primauté comme diaconie, et diaconie crucifiée, est-il surtout indiqué à la fin de cet article, par un lien différent — « iconique » plus que sacramentel — au mystère du Sauveur qui « s’est anéanti lui-même » et n’est pas venu « pour être servi mais pour servir ». Elisabeth Behr-Sigel, qui met la dernière main à une thèse sur Alexandre Boukharev, fait le point de sa recherche dans une étude sur ce « prophète orthodoxe » dont la pensée et le destin annoncent en plein 19ᵉ siècle, la théologie de la culture que réalisera plus tard, de Florenski à Evdokimov, la philosophie religieuse russe. Le Père Gabriel Patacsi met à jour les fondements ascétiques et spirituels traditionnels de cette démarche de transfiguration par une enquête sur « les voies de l’incorruptibilité » chez les Pères et les grands théologiens byzantins. Les réflexions du métropolite Georges Khodre sur le drame palestinien, et plus particulièrement sur le sens de Jérusalem et de la « terre » devraient être méditées par beaucoup de chrétiens d’Occident que menacent de graves « transpositions de sens ». Enfin, avec ce numéro, « Contacts » inaugure une nouvelle rubrique intitulée « Préparation du concile ». On y trouvera cette fois des réactions à la résolution préconciliaire sur « la participation des laïcs au culte et aux autres formes de la vie de l’Eglise ». La perspective est celle d’une tribune libre où la critique, pour être féconde, appelle à son tour la critique.
« CONTACTS ».
