Propos sur l'avortement


Il est difficile de parler avec sĂ©rĂ©nitĂ© de l'avortement parce qu'il concerne l'amour et la mort, c'est-Ă -dire ce qu'il y a de plus grave dans la condition humaine. Parce qu'il concerne la femme dans son « Ă©trangetĂ© » charnelle oĂč se mĂȘlent la vie, la mort, le sang, comme s'il y avait lĂ  une figure particuliĂšrement inquiĂ©tante du sacrĂ©. Ajoutons aussi que la femme, de toute sa chair, connaĂźt parfois une lassitude, un esselement, une angoisse devant lesquels les rĂ©actions masculines sont passablement superficielles.

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