A Andrei Tarkovski, pour une théologie de l’amour et des silences
N° 158 · 1992
Cet article propose une méditation personnelle et théologique sur l'œuvre cinématographique d'Andreï Tarkovski, envisagée comme lieu de révélation spirituelle. Rédigé à la première personne, il adopte la forme d'un témoignage intellectuel et mystique, dans lequel l'auteure retrace son itinéraire de conversion esthétique et théologique à travers les films du cinéaste russe. L'idée centrale est que l'art de Tarkovski constitue une véritable théologie implicite de l'amour et du silence : ses images, notamment dans *Andreï Roublev*, *Solaris* et *Le Sacrifice*, révèlent la présence de Dieu à l'œuvre dans la chair blessée, le couple, et l'acte créateur. L'article développe une réflexion originale sur les rapports entre art, sainteté, féminité et eschatologie, proposant que la relation trinitaire Dieu-homme-femme constitue le fondement anthropologique d'une théologie de la résurrection incarnée.
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