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Hervé Legrand

Hervé Legrand, o.p.. Professeur honoraire à la Faculté de Théologie catholique de Paris, où il a dirigé l’Institut Supérieur d’études œcuméniques, expert du Comité mixte de dialogue théologique catholique-orthodoxe en France (1973-2011), il a été membre fondateur du Groupe international de travail Saint-Irénée entre catholiques et orthodoxes.

Articles publiés (2)

Le Concile de Moscou de 1917 une synodalité au plus proche de la théologie du peuple de Dieu
N° 263 · 2018

Cet article du théologien catholique Hervé Legrand, o.p., porte sur le Concile local de Moscou de 1917-1918 et sa signification ecclésiologique. Relevant d'une étude comparative et critique, il examine la notion de synodalité en théologie catholique et orthodoxe, en distinguant soigneusement les termes souvent confondus que sont synodalité, conciliarité et collégialité. L'idée principale est que le Concile de Moscou constitue une correction légitime et théologiquement fondée de la trajectoire imposée par Pierre le Grand, sans pour autant démocratiser l'Église au sens politique du terme. Legrand réfute les critiques des pères Afanassieff et Schmemann en montrant que le Concile a préservé l'articulation canonique entre le patriarche, les évêques et le peuple de Dieu. L'apport de l'article est double : il éclaire les fondements trinitaires communs aux ecclésiologies catholique et orthodoxe, et offre une réévaluation positive du Concile de Moscou comme modèle de synodalité institutionnellement équilibrée.

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Le dialogue entre catholiques et orthodoxes à l’épreuve Quelques clés des difficultés de communication
N° 200 · 2002

Cet article du dominicain Hervé Legrand analyse la crise traversée par le dialogue catholique-orthodoxe au début des années 2000, en prenant pour point de départ la rupture des relations officielles entre Rome et le patriarcat de Moscou consécutive à la création d'une province ecclésiastique latine en Russie. Relevant d'une étude ecclésiologique et œcuménique, l'article retrace d'abord les acquis du dialogue, notamment la Déclaration de Balamand (1993), avant d'en examiner les blocages. L'idée centrale est que la crise s'explique moins par une mauvaise volonté des parties que par une asymétrie structurelle dans leurs modes de communication et de décision, ainsi que par des divergences sémantiques profondes autour de notions comme « territoire canonique », « prosélytisme » ou « information mutuelle ». L'apport théologique réside dans la démonstration que l'ecclésiologie des Églises sœurs, partagée en principe, demeure inopérante faute d'une réception institutionnelle cohérente des deux côtés

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