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N° 72
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Liminaire

La Méditation d’un « moine de l’Eglise d’Orient » et l’étude de Mélitina Fabre sur la pénitence convergent dans une redécouverte de la « métanoïa » évangélique : ouverture du cœur au Vivant qui aime chacun d’un amour infini, incomparable, et qui, sur la croix, triomphe du désespoir pour nous introduire à la plénitude eucharistique de l’Eglise. Contre l’individualisme moralisateur, Mélitina Fabre développe une, pensée liturgique riche de promesses, tandis que le « moine » souligne l’absolu de l’existence personnelle que suscite le « à toi » de Dieu.

Les poèmes de P.B. Paschos trouvent leur accent inimitable dans une oscillation discrète, parfois déchirée, entre angoisse et célébration, — une écriture qui est à la fois mort aux jeux du langage et victoire sur la mort, signe pascal. La conférence du Père Cyrille Argenti, Que peut apporter l’Eglise orthodoxe à la France du 20e siècle ?, montre, au-delà d’une stylisation pédagogique, comment la grande tradition de l’Eglise indivise pourrait surmonter les dilemmes de la conscience occidentale. Mais il y faut le témoignage de la vie et d’une vie ecclésiale qui surmonte nos divisions. La chronique sur La Jeunesse orthodoxe en France montre comment un effort est entrepris pour servir la vie au moment où l’Orthodoxie, en France, connaît une difficile transformation.

Enfin une lettre du Père Jean Meyendorff apporte d’importantes précisions sur la situation de l’Orthodoxie en Amérique. Nous publierons ultérieurement d’autres documents sur ce problème.

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