Naître à la vie

le sacrifice et la théologie de la croix chez Grégoire de Nysse
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la théologie de la croix chez Grégoire de Nysse, Père de l'Église du IVe siècle, dans le contexte post-nicéen. À travers une étude théologique synthétique, Olga Sevastyanova interroge la tension classique entre théologie de la gloire et théologie de la croix, en proposant une voie de dépassement fondée sur la notion de sacrifice telle que la développe Grégoire de Nysse. L'idée centrale est que la croix ne saurait être réduite à une fonction expiatoire : elle constitue simultanément l'abaissement ultime du Christ assumant la mort humaine et le lieu de naissance à la vie divine éternelle communiquée aux croyants. En montrant l'indissociabilité de la croix et de la résurrection dans la pensée grégoriènne, l'article offre un apport théologique significatif à la compréhension orthodoxe de la sotériologie patristique.

Cette étude a pour élément déclencheur la prise de conscience de l'existence d'une tension marquée entre deux courants théologiques : d'un côté, la tendance, dans le discours moderne, à considérer la notion de sacrifice comme un terme vide de sens, simple vestige symbolique d'une économie divine périmée ; de l'autre, la présence durable et proéminente du langage sacrificiel dans la tradition ecclésiale, en particulier dans ses textes et pratiques liturgiques. Cela atteint un sommet dans la récitation fréquente du psaume 50, un texte situé au cœur même de la vie liturgique de l'Église, y compris sa célébration eucharistique centrale. Le psaume culmine avec cette supplication évocatrice :

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