In memoriam : Paul Fidler (1900-1983)


In memoriam

Le 8 janvier dernier, au lendemain de l'Epiphanie — fĂȘte des lumiĂšres — Paul Fidler s'est est allĂ© vers le grand Eveil, vers l'ultime Rencontre qui donna sens Ă  tout son parcours terrestre, si tourmentĂ©;

«De l'Eternelle Rencontre notre sĂ©paration a soif», Ă©crivait-il en 1951. Rencontre tantĂŽt oubliĂ©e — «j'oublie que ma vie est une rĂ©ponse Ă  Dieu» — tantĂŽt pressentie «dans des rencontres passagĂšres Ă©parpillĂ©es au cours de toute ma vie». Rencontres souvent gĂąchĂ©es par sa propre faute et celle des autres, toujours incapables d'Ă©tancher sa soif. Lui qui, disciple du grand penseur russe Feodoroff aimait exalter «l'Ɠuvre commune» fut essentiellement un solitaire, sĂ©parĂ© des autres par le foisonnement d'une pensĂ©e riche, inextricable, hermĂ©tique, peut-ĂȘtre prophĂ©tique mais dont les filons aurifĂšres doivent ĂȘtre dĂ©gagĂ©s de la gangue Ă©paisse d'un langage obscur oĂč dans la nuit brillent seulement quelques perles. Langage qui dĂ©courage le lecteur pressĂ©.

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