La Vie vivante

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Olivier Clément est une méditation théologique sur le mystère pascal dans la tradition orthodoxe. Partant de la condition humaine marquée par la chute, la mort et l'enfer, l'auteur développe une réflexion sur l'Incarnation, la Passion et la Résurrection du Christ comme réponse divine à la séparation entre l'homme et Dieu. L'idée centrale est que le Christ, en s'unissant à la mort et en descendant aux enfers, accomplit une victoire ontologique sur le néant, rendant possible la déification de l'homme. S'appuyant sur des Pères de l'Église — Irénée de Lyon, Grégoire de Nysse, Cyrille d'Alexandrie — ainsi que sur la liturgie byzantine, Clément montre que cette victoire pascale se prolonge dans les sacrements du baptême et de l'eucharistie, dans la vie ascétique et dans l'engagement historique, offrant ainsi une synthèse de la sotériologie orthodoxe articulée autour de la résurrection comme réalité déjà présente.

L'homme, dans sa vérité personnelle, est l'image du Dieu vivant, et cette image, comme d'instinct, tend vers son modèle. Mais Dieu n'est pas seulement la «vivante vie», il est aussi l'amour qui respecte, attend en silence, ne s'impose pas.

Evoquer la chute «originelle» — et permanente —, moins originelle cependant que le «paradis», c'est constater, avec le Prologue de Jean, que l'homme tourne le dos au soleil divin, et que dans l'ombre ainsi projetée, les forces du mal se déchaînent, la mort règne. Le dynamisme aveugle de «l'image», se heurtant au mur de la finitude, reflue en idolâtrie, épaississant ces «ténèbres» sur lesquelles la lumière de l'amour ne peut directement agir puisqu'elles signifient son refus, donc son absence.

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