Le chant liturgique orthodoxe entre la polyphonie et la monophonie
Nikon, patriarche de Moscou (1652-1658), brisait les «icÎnes» peintes selon le modÚle italien, mais invitait des chanteurs polonais dans sa cathédrale pour y exécuter leurs canti à trois voix, dont l'usage s'était répandu à Kiev et en Ukraine au siÚcle précédent ...
Trois siÚcles aprÚs, les communautés orthodoxes d'Occident, nées dans leur écrasante majorité dans le giron de paroisses de l'émigration russe, «brisent» les peintures religieuses italiennes, mais adoptent le répertoire musical progressivement élaboré en Russie depuis le XVI-XVIIᔠsiÚcle, à partir des canti polono-ukrainiens, du style de l'opéra italien et du style piétiste de l'Ecole romantique allemande ...
