Le mouvement « néo-orthodoxe » en Grèce
Un aperçu
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du journaliste suisse Claudio Mésoniat propose un reportage de terrain sur le mouvement dit « néo-orthodoxe » apparu en Grèce au début des années 1980. À travers des rencontres avec des intellectuels de gauche, des militants universitaires et des théologiens — notamment Kostas Zouraris, Christos Yannaras et les membres du mouvement étudiant Exon —, l'auteur analyse les ressorts d'un rapprochement inattendu entre l'intelligentsia marxiste grecque et l'Église orthodoxe. L'idée centrale est que la crise des idéologies, conjuguée à la redécouverte de la tradition monastique athonite, a suscité une quête spirituelle et communautaire que le marxisme ne pouvait plus satisfaire. L'apport de l'article est de documenter, à partir de témoignages directs, la manière dont la théologie orthodoxe — notamment la notion de liberté comme déification et la spiritualité personnaliste — s'est imposée comme réponse existentielle et sociale dans un contexte de désillusion politique.
On les a appelés les « néo-orthodoxes ». En Grèce, ils sont en train de bousculer les idées reçues. Des philosophes marxistes qui découvrent que c'est dans les monastères que le communisme est vraiment réalisé ? Du jamais vu. Des analogies ne manquent pas pourtant avec ce qui se passe ailleurs en Europe : en Pologne depuis longtemps, en France à nouveau, un dialogue est amorcé entre croyants et non-croyants; ces derniers (principalement les intellectuels de gauche) découvrent dans l'Église le seul rempart qui reste pour les droits de l'homme et dans le christianisme le fondement de sa dignité, depuis que les idéologies ont montré leur vrai visage.
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