Dieu n'est pas l'auteur du mal

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article prĂ©sente une traduction annotĂ©e d'extraits de la neuviĂšme HomĂ©lie de saint Basile le Grand, traduite du grec par EugĂšne Rusu. L'Ă©tude porte sur la question de l'origine du mal et la responsabilitĂ© divine. Basile dĂ©veloppe une approche ontologique selon laquelle le mal n'a pas de substance propre : il est privation du bien, comme la cĂ©citĂ© est absence de vue. Il articule ensuite une anthropologie de la libertĂ© : c'est par le libre choix que l'homme et l'ange se dĂ©tournent de Dieu, source de l'ĂȘtre et de la vie. La chute d'Adam et celle du diable illustrent cette dynamique. L'apport thĂ©ologique est double : d'une part, la rĂ©futation du dualisme manichĂ©en ; d'autre part, la mise en lumiĂšre de la conception orthodoxe de l'union Ă  Dieu par l'amour, distincte de la notion occidentale d'extase comme sommet de la bĂ©atitude.

(extraits)Ce qui semble ĂȘtre mauvais Ă  cause de la douleur qu'Ă©prouvent les sens, cela a la force du bien, comme les mauvais traitements qui adviennent pour interrompre le pĂ©chĂ© et pour entraĂźner le salut Ă©ternel des Ăąmes. Cessez donc d'ĂȘtre mĂ©contents de la divine providence ! Bref, ne pensez pas que Dieu est la cause de l'existence du mal ni qu'il existe une nature propre du mal. La malice n'a pas de substance comme quelque chose de vivant et nous n'avons pas Ă  considĂ©rer son essence comme si elle Ă©tait au fond douĂ©e d'existence, car le mal est le manque du bien. L'Ɠil a Ă©tĂ© créé, la cĂ©citĂ© se produit Ă  la suite de la perte de la vue. Si l'Ɠil n'Ă©tait pas de nature pĂ©rissable, la cĂ©citĂ© ne pourrait pas s'y introduire; de mĂȘme le mal n'a pas d'existence propre, mais naĂźt dans la prĂ©caritĂ© de l'Ăąme. 


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