Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du Père Georges Leroy, jeune théologien orthodoxe en doctorat à l'Institut Saint-Serge de Paris, propose une réflexion théologique sur l'origine et la nature du mal et de la mort dans la création. S'appuyant principalement sur Grégoire de Nysse, Athanase d'Alexandrie, Irénée de Lyon et Marc le Moine, l'étude adopte une démarche spéculative ancrée dans la tradition patristique. L'idée centrale est que Dieu n'a pas créé la mort pour l'homme fait à son image : celle-ci appartient au mode d'existence des espèces inférieures et n'a envahi la condition humaine qu'à la suite de la chute, conçue comme un abaissement de la personne au rang de l'individu-espèce. Le mal, quant à lui, est défini comme privation d'être, parasite des énergies divines. L'apport de l'article réside dans la convergence établie entre cette intuition nysséenne et une hypothèse formulée dès 1964 par le Père Maurice Zundel, restée jusqu'alors inaperçue.
« Que pouvais-Je faire pour ma vigne, que Je n'aie pas fait » ?demande le Seigneur par la voix du Prophète Isaïe (Is. 5; 1-7). Et la réponse ne tarde pas : Je vais « en ôter la haie pour qu'on la broute, en abattre le mur pour qu'on la piétine (...). J'interdirai aux nuages d'y laisser pleuvoir la pluie ». Et tel a bien été le sort d'Israël lorsqu'il se détournait de son Dieu unique pour adorer les idoles. Envahi par les empires voisins, ruiné, écrasé, exilé, ce n'est qu'au sein de toutes ces épreuves que le cœur du peuple revenait vers le Seigneur : « Dans le pays de leur exil, ils rentreront en eux-mêmes et connaîtront que Je suis le Seigneur leur Dieu. Je leur donnerai un cœur et des oreilles qui entendent » (Baruch 2; 31). …