Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article constitue la seconde partie d'une étude de Costi Bendaly, théologien, psychologue et pédagogue libanais, consacrée à la communauté eucharistique comme lieu de témoignage et d'engagement. S'appuyant sur une approche à la fois théologique, scripturaire et pastorale, l'auteur montre que la participation à l'eucharistie exige un partage effectif avec autrui, sans lequel la célébration se vide de sens. Il examine les formes concrètes de ce partage — équipes de jeunes, groupes de prière, catéchèse, carême de partage — en s'appuyant notamment sur des expériences du Mouvement de la jeunesse orthodoxe au Liban. L'article développe ensuite une théologie du Royaume déjà présent dans l'histoire, appelant la communauté eucharistique à s'engager dans des luttes libératrices concrètes. Son apport réside dans l'articulation entre ecclésiologie eucharistique, éthique sociale et eschatologie, illustrée par des témoignages tirés de contextes œcuméniques et confessionnellement mixtes.
Le refus du pouvoir — au sens de domination, comme nous l'avons défini — rend possible le partage avec autrui de ce que l'on est et de ce que l'on a, partage sans lequel « la participation à l'unique pain », qui fait que « nous sommes tous un seul corps » (1 Co 10, 17), n'est plus qu'un leurre, un rite vide de substance.
Un passage de la première épître aux Corinthiens est fort significatif à ce sujet. Il s'agit de 1 Corinthiens 11, 17-22, où l'apôtre Paul reproche aux chrétiens de Corinthe de méconnaître l'essence même du repas eucharistique en négligeant de le prendre ensemble dans un esprit de partage. Je fais mien le pertinent commentaire, que je cite, de François Varone sur ce passage :
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