Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Jean Besse examine la persistance du patrimoine de l'Église indivise au sein de la chrétienté occidentale, depuis le schisme du XIe siècle jusqu'au XXe siècle. Procédant par une vaste étude historique et théologique, l'auteur parcourt plusieurs siècles de pensée chrétienne latine, hispanique, germanique et anglaise pour y déceler des courants restés proches de la tradition orthodoxe. L'idée centrale est que l'éloignement entre Rome et l'Orthodoxie résulte moins d'une opposition irréductible entre hellénisme et latinité que de l'influence du monde germanique sur l'ecclésiologie occidentale. L'article met en lumière des théologiens, mystiques et philosophes — de Duns Scot aux platoniciens de Cambridge, de Doellinger à Amor Ruibal — dont la pensée témoigne d'une continuité souterraine avec la théologie des Pères grecs, ouvrant ainsi la voie à une récapitulation œcuménique de l'héritage chrétien commun.
On a pu voir dans la foi orthodoxe « le foyer, manifeste ou secret, et la vérité, de toutes les confessions chrétiennes ».
Par ailleurs, notre siècle se préoccupe vivement de « l'acculturation » du christianisme et l'on a par exemple remarqué le succès du rit éthiopien parmi les populations d'origine africaine d'Amérique du Sud. C'est sans doute que le christianisme étant la religion de l'Incarnation, il existe un lien profond entre la foi et la culture, née à la fois des racines ethniques et des apports étrangers assimilés au fil des siècles. Le fait que le christianisme, en dépit du zèle de ses missionnaires, de saint François Xavier à S. Nicolas (Kassatkine), n'ait jamais touché les masses de l'Extrême-Orient, manifeste à nouveau ce problème dans ce que les historiens contemporains appellent la « longue durée ».
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