Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article se prĂ©sente sous la forme d'un entretien menĂ© par Olivier ClĂ©ment avec Vladimir Porech, chrĂ©tien orthodoxe soviĂ©tique ayant subi six ans et demi de captivitĂ© pour son engagement dans les « sĂ©minaires libres » et la publication d'une revue samizdat. Porech y retrace son itinĂ©raire de conversion, de l'athĂ©isme familial au christianisme orthodoxe, en passant par la lecture de Sartre, DostoĂŻevski et Berdiaev. L'idĂ©e centrale est que l'Ăglise orthodoxe, marquĂ©e par des dĂ©cennies de rĂ©pression, peine Ă intĂ©grer les valeurs humanistes forgĂ©es en dehors d'elle, alors mĂȘme que la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique en voie de pĂ©restroĂŻka manifeste une soif religieuse croissante. L'apport thĂ©ologique de l'entretien rĂ©side dans la thĂšse que l'athĂ©isme humaniste constitue une rĂ©vĂ©lation partielle sur l'homme que l'Ăglise doit assumer et refonder, plutĂŽt que rejeter, pour tĂ©moigner de la pleine grandeur de la personne humaine.
â Vladimir Porech, vous ĂȘtes nĂ© en 1949 et, je crois, dans une famille communiste...â Oui.â Puis-je vous demander quand et comment vous ĂȘtes devenu chrĂ©tien ?â Jusqu'Ă vingt ans, je ne me suis pas posĂ© la question, en gĂ©nĂ©ral la question du sens. J'ai fait mes Ă©tudes Ă Smolensk, puis je suis entrĂ© Ă l'UniversitĂ© de LĂ©ningrad. LĂ , je n'avais pas beaucoup d'amis, je me suis trouvĂ© dans un certain isolement. C'est pourquoi je me suis mis Ă lire intensĂ©ment. J'ai lu DostoĂŻevski, Gogol, la grande littĂ©rature russe. C'est la rĂ©alitĂ© religieuse qui m'intĂ©ressait, je ne devenais pas pour autant chrĂ©tien. J'ai cherchĂ©, j'ai Ă©tĂ© aidĂ© par un ami qui avait trente ans de plus que moi et avec lequel j'ai nouĂ© une relation trĂšs profonde. âŠ
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