Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Elisabeth Behr-Sigel examine la question de l'ordination des femmes au sacerdoce dans la théologie orthodoxe contemporaine. Prenant la forme d'une étude critique et argumentée, il retrace l'évolution de la réflexion orthodoxe depuis les premières réactions des années 1960 jusqu'à la consultation interorthodoxe de Rhodes (1988). L'auteure analyse les principales positions théologiques avancées contre l'ordination des femmes — arguments tirés de la tradition canonique, théories sur la féminité de l'Esprit Saint, symbolisme nuptial et iconicité du prêtre — et en montre les limites. Elle propose de repenser le problème à la lumière de la théologie trinitaire, de la christologie et de la notion patristique de personne. L'apport de l'article réside dans sa démonstration que le débat orthodoxe reste ouvert, que les arguments négatifs ne sont pas théologiquement contraignants, et qu'un dialogue œcuménique sérieux exige une intériorisation authentique de la question au sein de l'Orthodoxie.
Relayant des controverses en voie de dépassement, l'ordination des femmes à un ministère public — « ministère sacramentel », diront catholiques et orthodoxes — est devenu aujourd'hui le grain de sable qui bloque le dialogue œcuménique ou qui parfois le fait tourner à l'aigre. Les orthodoxes apparaissent souvent comme les adversaires les plus intraitables d'un sacerdoce féminin. Un incident récent illustre cette attitude. Lors de la dernière séance plénière de la conférence missionnaire de San Antonio (U.S.A.) organisée par le COE, l'évêque copte Markos — évêque d'une Église qu'on aurait qualifiée il y a peu encore de « non-chalcédonienne » ou « monophysite » — s'exprimant au nom de l'ensemble de la délégation orthodoxe, a évoqué l'inquiétude de celle-ci face aux atteintes portées, au cours de la conférence, à la plate-forme doctrinale commune trinitaire du Conseil Oecuménique. Dans la foulée est nommée aussi l'ordination des femmes. …
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