Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article présente une sélection de textes extraits des derniers chapitres de la Philocalie grecque, attribués à Calliste le Patriarche et à Calliste Cataphygiotès, deux figures de la mystique byzantine du XIVe siècle. Il s'agit d'une traduction annotée, accompagnée d'une brève introduction, réalisée par Jacques Touraille en vue de la publication du onzième et dernier fascicule de la Philocalie des Pères neptiques aux Éditions de l'Abbaye de Bellefontaine. L'idée centrale est que ces textes représentent le « point de fuite » de la tradition hésychaste : au-delà de la transmission méthodique de la prière, ils témoignent d'une expérience de l'union divine où l'intelligence, attirée par l'éros divin, passe du créé à l'incréé. Sur le plan théologique, ces extraits éclairent la doctrine de la contemplation, de l'unification de l'intelligence dans l'Un et de la déification, prolongeant ainsi l'héritage de Grégoire Palamas dans sa dimension la plus apophatique.
Si l'on met à part les dernières pages de la grande Philocalie grecque, écrites en langue démotique pour signifier que l'attestation hésychaste de la prière continuelle s'adresse au fond à tous les chrétiens, l'anthologie s'achève sur quatre textes qui, dans la perspective des mystiques byzantins du 14e siècle, ouvrent sur le point de fuite. Ces textes (« Méthode pour ceux qui ont choisi de vivre dans l'hésychia et la solitude », « De la pratique hésychaste », « De la prière », « De l'union divine et de la vie contemplative ») ont pour auteurs, dans l'ordre : Calliste (et Ignace) Xanthopoulos, Calliste Télicoudès, Calliste le Patriarche et Calliste Cataphygiotès. Tous portent le même nom, un nom (Calliste veut dire « très beau ») qui fait corps avec le sens même de la Philocalie : l'amour de la beauté. …
La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.