Hymne sur la Résurrection
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Cet article présente une hymne sur la Résurrection attribuée à saint Éphrem le Syrien (IVe siècle), poète et théologien majeur de la tradition syriaque, dans une traduction française établie par Dominique Cerbelaud. Le texte, dont le début est manquant, se déploie en vingt-deux strophes structurées autour d'un refrain doxologique. L'approche est poétique et hymnographique, caractéristique du genre des *madrāšê* éphrémiens. L'idée centrale articule les grands mystères du Christ — Incarnation, baptême, Passion, descente aux enfers, Résurrection et Ascension — selon une logique de descente et de remontée. Sur le plan théologique, l'hymne offre une christologie dense, mêlant titres sacerdotaux, royaux et prophétiques, et mobilise une riche symbolique biblique. Son apport réside dans l'illustration de la théologie poétique syriaque primitive, où le paradoxe et l'image constituent des instruments privilégiés de l'expression dogmatique.
1. (le début manque)
... pour nous il s'est fait prêtre,
[livrant] son corps en oblation et
son sang en libation.
Bénie soit sa plénitude !
Refrain : Béni soit ton relèvement !
2. Il descend à la hâte, le pasteur de tous,
pour rechercher Adam, la brebis perdue.
Il remonte en le portant sur ses épaules,
offrande au Maître du troupeau.
Bénie soit sa hâte !
3. Il se répand, rosée et pluie vivante,
sur Marie, cette terre assoiffée.
Puis il tombe dans le Shéol comme une graine,
il remonte comme une gerbe et un pain nouveau.
Bénie soit son offrande !
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