La sotériologie de s. Nicolas Cabasilas
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Grégoire Vincent propose une étude analytique de la sotériologie de Nicolas Cabasilas, théologien byzantin du XIVe siècle, à partir de ses deux œuvres principales, la *Vie en Christ* et ses homélies sur la Mère de Dieu. L'auteur examine les différentes figures sotériologiques présentes dans cette œuvre — rançon payée au diable, restitution de l'honneur divin, victoire sur le péché — et réfute l'interprétation, défendue notamment par Lot-Borodine et Congourdeau, selon laquelle Cabasilas serait tributaire de la théorie anselmienne de la satisfaction. S'appuyant sur une analyse sémantique du grec original, Vincent démontre que la sotériologie cabalisienne demeure pleinement orientale, centrée sur la philanthropie divine et la déification. L'article met également en lumière le rôle sotériologique propre accordé par Cabasilas à la Mère de Dieu, présentée comme figure d'une humanité victorieuse du péché dès avant l'Incarnation.
Cette résonnance joyeuse et triomphale se retrouve dans l'ensemble de son œuvre ; toutefois, à l'intérieur de cette lutte divino-humaine contre les forces de mort et de corruption, l'accent est mis tantôt sur le caractère divin du Christ, seul combattant capable de nous arracher à la tyrannie du diable, tantôt sur le rôle que chacun d'entre nous peut et doit avoir, en tant qu'être humain, dans la défaite des démons. L'archétype de cette humanité victorieuse du mal n'est autre que la Mère de Dieu ; à tel point qu'à côté du salut par le Christ, on peut réellement parler, dans l'œuvre de Cabasilas, d'un salut par la Mère de Dieu.
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