Note sur le Sens de la Rédemption
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Olivier Clément propose une étude théologique sur la notion de rédemption, en examinant ses fondements scripturaires et patristiques. L'approche est analytique et comparative : Clément retrace l'évolution sémantique du terme depuis ses racines vétérotestamentaires jusqu'à son traitement dans la tradition orthodoxe. L'idée principale est que la rédemption ne doit pas être comprise comme le paiement d'une dette destiné à apaiser la colère divine — conception dominante depuis Anselme de Cantorbery — mais comme une libération victorieuse des puissances du mal, de la mort et du péché, orientée vers la déification de l'homme et la communion avec Dieu. L'apport théologique de l'article réside dans la mise en valeur de la lecture patristique, notamment chez Maxime le Confesseur, Athanase et Grégoire de Nazianze, qui inscrit la Croix dans une vision cosmique de l'Incarnation, distincte du cadre juridique et satisfactoire de la sotériologie occidentale.
Le mot rédemption vient du latin redimere, qui signifie racheter, au sens très précis du rachat d'un esclave. Lorsque Dieu délivra son peuple de l'esclavage d'Égypte, il le racheta, il fut son rédempteur. Cette image a été appliquée à la mort et à la résurrection du Christ, non seulement en référence à la souffrance du Serviteur, selon le deutéro-Isaié, mais à cause du mot lutron, rançon, employé par Jésus pour expliquer sa mort volontaire : « ... le Fils de l'Homme est venu non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mat 20, 28).
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