Une lettre du Père Joseph l'Hésychaste

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article présente la huitième lettre du Père Joseph l'Hésychaste, moine athonite du XXe siècle, traduite par un de ses disciples spirituels. Il s'agit d'un texte épistolaire à caractère spirituel et ascétique, adressé à un frère en formation monastique. L'idée centrale est que la charité, entendue comme amour de Dieu et du prochain, constitue le remède le plus efficace contre les passions, surpassant en efficacité les seuls combats ascétiques. Le Père Joseph illustre son enseignement par deux récits d'expériences mystiques — l'une personnelle, l'autre rapportée — dans lesquels le Christ console directement l'âme découragée. Sur le plan théologique, la lettre articule la doctrine hésychaste de l'impassibilité (_apatheia_) avec une théologie de l'amour divin, soulignant que la persévérance dans l'épreuve conduit progressivement à la transformation intérieure.

(Lettre 8)

Aucune autre chose ne peut adoucir la colère et les autres passions que la charité envers Dieu et envers le prochain. La victoire est plus facile à remporter par elle que par tous les combats ascétiques.

Même en luttant, quand l'amour règne sur l'esprit, les souffrances paraissent légères. Si l'amour ne disparaît jamais (1 Cor. 13,8), c'est que le gouvernail de l'âme a mis le cap continuellement sur lui. Quoiqu'il t'arrive, tu cites le mot d'ordre : « A cause de ton amour, mon Jésus, mon doux amour, je supporte les injures, la honte, les peines, toutes les afflictions, bref, tout ce qui doit m'arriver ». Et, en réfléchissant à cela, le fardeau de la peine s'allège en un clin d'œil et l'amertume du démon s'en va.

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